À l’ESCOM, les personnels se mobilisent pour leurs salaires et leurs conditions de travail

Le 13 octobre 2026, les salariés de l’ESCOM, école d’ingénieurs chimistes à Compiègne (CCN EPI), ont engagé une mobilisation historique : la première grève depuis la création de l’établissement en 1957.

Un mouvement porté par le défense de meilleures conditions de travail

Nos revendications :

  • Une augmentation collective de 3 % pour les salariés dont le salaire brut mensuel de base est inférieur à 4 000 € à temps plein, afin de contribuer à compenser l’inflation.
  • Une enveloppe annuelle minimale de 80 000 € pour les rémunérations variables et primes, avec des critères d’attribution transparents.
  • Le passage à l’échelon C à partir de dix ans d’ancienneté et une rémunération minimale de 39 000 € par an à temps plein pour les enseignants et enseignants-chercheurs permanents.
  • Une meilleure reconnaissance de la charge d’enseignement, avec le passage du coefficient de charge induite de 2,045 à 3, et davantage de RTT pour les personnels non-cadres.
  • Des mesures concrètes de prévention des risques psychosociaux, le réexamen de décisions organisationnelles préjudiciables et une meilleure représentation des personnels dans les instances de gouvernance.

Ces demandes s’appuient sur des difficultés soulevées depuis plusieurs mois voire années, notamment lors des négociations annuelles obligatoires 2025 et des échanges en réunion mensuelles du CSE.

Des alertes sans réponse

Nous demandons également que les conclusions des alertes atteintes aux droits des personnes et DGI (lancées le 13/10/2025 soit il y a 1 an) soient communiquées aux élus et aux personnels concernés.

Par ailleurs, nous sommes toujours dans l’attente de connaitre les raisons qui ont conduit le précédent directeur à quitter ses fonctions le 30/04/2025.

Pour le moment, la direction ne souhaite pas discuter avec nous.

Une direction murée dans le silence

Nos revendications ont été transmises à la direction le 12 octobre, avant le début de la grève. Depuis le lancement du mouvement, les représentants des personnels ont demandé à plusieurs reprises l’ouverture de discussions. La direction a renvoyé les échanges aux prochaines NAO, prévues le 26 octobre, sans apporter de calendrier concret de mise en œuvre.

Depuis le début de la mobilisation, 17 personnes sur les 40 collègues en activité sur la période y ont participé. Le mouvement est particulièrement suivi chez les personnels enseignants et enseignants-chercheurs qui sont nombreux à être payés au minimum des grilles de la convention collective.

La direction cherche à éviter tout contact avec les grévistes, elle leur adresse à peine la parole, elle passe uniquement vérifier « la sécurité des bâtiments » comme si le personnel gréviste allait dégrader les locaux.

Par ailleurs le conseil d’administration qui s’est tenu le 15/10 est passé en distanciel alors qu’il devait avoir lieu à l’école pour éviter tout contact entre les salariés mobilisés et les administrateurs.

La presse locale, notamment Oise Hebdo, s’est fait l’écho de cette mobilisation.

Compiègne. A l’Escom, l’école de chimie, des salariés en grève

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