CEPROC : un CSE défaillant et violent

Quand l’entente syndicale n’est pas au beau fixe !

Élus depuis 15 ans dans un CFA, anciennement CGT majoritaire à 67%, nous fûmes victimes d’un renversement par la CFDT qui a raflé la majorité des sièges à 76%. C’est le jeu électoral me direz-vous. Le problème est que depuis 7 ans maintenant qu’ils sont syndicat majoritaire, le dialogue social est de plus en plus compliqué.

À part se revendiquer majoritaire, le DS de la section ne propose pas grand-chose, les attributions du CSE ne sont plus respectées, les thèmes obligatoires de NAO ne sont plus abordés. Les ordres du jour sont désormais faméliques, les PV sont rédigés d’une façon qui invisibilise toute remarque ou contestation de la CGT. Par la même occasion, le PV ne remplit plus sa fonction juridique, vu qu’il n’est plus qu’un relevé de décision. Les débats n’étant plus retranscrits, l’instance ou les salariés auront énormément de mal à utiliser cette pièce pourtant forte, en justice si besoin.

Plus aucune réunion de l’ensemble des salariés, à croire que le débat et la contradiction font peur à ces élus fantoches.

Une escalade préoccupante

L’inégalité de traitement entre syndicats pose question : là où les membres CGT doivent justifier promptement toute absence, impossibilité, réunion syndicale, il semblerait que le syndicat majoritaire puisse poser des délégations d’office, fut un temps c’était le matin de 8 à 9h, pratique pour déposer les enfants à l’école, maintenant c’est le lundi ou le vendredi, accordant au passage un week-end de 3 jours sans la moindre contestation de ces heures par l’employeur ! L’établissement a déjà été condamné pour discrimination syndicale à l’encontre de la CGT et la CFTC.

Le Directeur achète donc sa paix sociale et s’assure d’avoir un CSE qui ne pose pas trop de questions embarrassantes. À l’heure où nombre de CFA sont dans des difficultés financières, le nôtre ne fait pas exception, pourtant il n’y a toujours pas de réaction du CSE ni de son OS majoritaire. Pas de droit d’alerte économique, pas d’expertise des comptes, aucune remise en question de la politique financière et des orientations stratégiques (et pour cause : elles sont absentes de l’ordre du jour depuis 2019 !).

Malgré nombre d’alertes auprès des instances régionales et nationales de la CFDT, rien n’est fait pour contrer le délitement d’une instance de question et de contrôle en comité des fêtes.

Et pour finir : l’impunité

Non content de rédiger un affichage diffamatoire vis-à-vis des mandatés CGT, le DS en est venu aux mains avec un membre de la section syndicale SNPEFP-CGT qui l’a mis face à ses mensonges. Le dialogue syndical ne peut être vecteur de violences verbales et encore moins physiques.

La réaction de la secrétaire générale SPEP-CFDT suite à l’alerte sur cette affiche diffamatoire pour éviter tout dérapage est restée sans suite. Lorsque nous avions été saisis d’un cas similaire, nous avons su prendre les mesures qui s’imposaient en écartant un élu CGT. Nous étions en droit d’attendre la même attitude de la part du SPEP-CFDT. Le choix de leur SG de laisser pourrir la situation a amené à une confrontation verbale et physique suivie d’un dépôt de plainte à l’encontre du DS.

Cette alerte est restée sans effet et va à l’encontre de toute envie d’apaisement et de volonté d’agir ensemble face à une direction dépassée dans une situation de plus en plus préoccupante au regard des comptes de l’établissement. Les élus majoritaires ne se préoccupent que des activités sociales et culturelles, sans se soucier du côté économique et de la protection de l’emploi. Leur vision semble plus que douteuse lorsqu’il s’agit de demander d’étudier le cas de salariés désignés « peu fiables » suite à des absences pour arrêts maladie ou accident de travail.

Cela va à l’encontre de toute déontologie d’élu. Des abus de droits manifestes sont légitimés par l’institution. Leur syndicalisme est élevé au rang de secte.

De manigances partisanes en profit personnel, les élus CFDT du CEPROC œuvrent sans honte dans le seul but d’être bien vus. Seuls sont écoutés les salariés allant dans le sens du DS pour asseoir une pseudo popularité. Le constat de leur mandat est pitoyable. Les avantages et les droits des salariés ne font que reculer depuis leur élection.


Image : Unsplash (Robert Zunikoff)

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