Le climat social demeure tendu au sein de l’école ECOFIH. Le représentant du personnel du SNPEFP-CGT, dénonce de graves dysfonctionnements dans la gestion du régime de prévoyance des personnels. Face à l’absence de réponses jugées satisfaisantes, notre camarade lance la constitution d’un collectif reposant sur l’engagement volontaire de chaque salarié souhaitant faire valoir ses droits.
Une affaire qui prend une tournure juridique
Le dossier a franchi une nouvelle étape avec l’envoi d’une mise en demeure à la direction de l’établissement. À l’initiative de cette démarche, notre élu demande la régularisation immédiate de la situation relative à la couverture de prévoyance des employés concernés.
Le collectif ainsi constitué n’a pas vocation à se substituer aux salariés dans leurs démarches individuelles. Il vise à coordonner les actions, partager les informations et accompagner ceux qui décideront d’engager des recours afin d’obtenir réparation des éventuels préjudices subis.
Une radiation remontant à février 2023
Le point de bascule serait intervenu le 13 mai dernier. Selon un courriel transmis par l’organisme Malakoff Humanis, « le dernier contrat prévoyance a été radié au 28/02/2023 ».
On peut aussi signaler l’existence d’une précédente radiation qui serait intervenue dès 2020, sans que ses conséquences n’aient été pleinement identifiées à l’époque.
Pour Serigne Fall, délégué syndical SNPEFP-CGT et représentant des salariés dans ce dossier, la situation est « particulièrement préoccupante ». Selon lui, si ces éléments étaient confirmés, certains salariés auraient pu être privés de garanties essentielles en matière d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès pendant une période prolongée.
Des cotisations toujours prélevées
L’un des principaux motifs de contestation concerne la poursuite des retenues salariales au titre de la prévoyance. Selon les éléments recueillis, des prélèvements auraient continué à être effectués malgré l’absence supposée de contrat actif.
Les salariés concernés sont invités à vérifier leur situation personnelle afin d’établir si les garanties prévues étaient effectivement ouvertes et, le cas échéant, à solliciter le remboursement des sommes qui auraient été indûment prélevées.
Des échanges jugés insuffisants
Le dialogue entre le représentant des salariés et la direction semble, à ce stade, dans l’impasse. Lors d’une réunion du comité social et économique (CSE) tenue le 13 mai 2026, plusieurs informations communiquées par la direction auraient été perçues comme contradictoires ou incomplètes.
Le changement de prestataire au profit d’un nouveau contrat auprès de Verspieren et GAN Assurances fait également l’objet d’interrogations. Certains salariés estiment que les garanties proposées seraient moins avantageuses que celles dont ils bénéficiaient auparavant.
Un ultimatum fixé au 19 juin
Face à ce qu’il qualifie d’ « absence de réponse satisfaisante », le SNPEFP-CGT notamment :
- la communication des preuves d’adhésion effective des salariés aux contrats concernés ;
- la régularisation rapide des situations présentant des anomalies ;
- le remboursement des cotisations qui auraient été perçues sans contrepartie effective de garanties.
Un délai a été fixé au 19 juin 2026 pour obtenir des réponses concrètes de la part de la direction. À défaut, chaque salarié qui le souhaite pourra engager une procédure devant le Conseil de prud’hommes afin de faire valoir ses droits. Le collectif constitué autour de cette démarche a vocation à faciliter la coordination et le partage d’informations entre les personnes concernées.
Par ailleurs, des signalements pourraient être adressés aux organismes compétents, notamment à l’URSSAF et à l’Inspection du travail, afin que soient effectuées les vérifications nécessaires concernant la conformité des pratiques de gestion sociale de l’école.
La direction n’a pas encore réagi
Sollicitée afin de recueillir sa position sur les faits dénoncés, la direction de l’association ECOFIH n’avait pas donné suite à nos demandes au moment de la publication de cet article. Son éventuelle réponse sera intégrée dès sa réception, conformément au respect du principe du contradictoire.
Ce n’est pas la première action lancée par les représentants du personnel d’ECOFIH :
